Un monde de couteaux

 

   Bienvenue Images Boîte à Outils Ouvrages Avis de Recherche Annonces Liens Plan du Site
     

 Les UTILITAIRES : 

 1 - Petit Glossaire de la Coutellerie

      2 - Les différentes formes de lames > Voir "Les différentes formes de lames"

 

Moteur de recherche interne
 

Tapez le mot que vous recherchez (par exemple : Scrimshaw ), sans oublier les accents ( la recherche sur le mot cementation, au lieu de cémentation n'aboutira à rien)
     
Une fois la recherche validée, vous pouvez trouver d'autres réponses correspondant au mot clef trouvé, simplement en appuyant sur la touche "R" de votre clavier.
 
Dernières définitions ajoutées à cette page le lundi 09 juin 2014

Noms

Définition

Charollais  A

Acier

Métal utilisé en coutellerie pour la confection des lames. Il existe deux grandes familles d'acier : les aciers au carbone et ceux à fort pourcentage de chrome, dits "inoxydables"
Les deux variétés d'acier au carbone les plus utilisés actuellement sont le D2 et le XC.
Les principales catégories d'aciers inoxydables sont les 440, AUS, ATS et le Sandwick (accompagné d'un chiffre et d'une lettre indiquant les caractéristiques et proportions des mélanges de carbone, chrome, cobalt, manganèse, molybdène, nickel, silicone, tungstène, vanadium, etc..)

Acimace

Poignard antique, droit et court

Affûter

Redonner un profil tranchant à la lame

Aiguiser

Entretenir le tranchant (le fil) au moyen d'une pierre à huile, d'une plaque diamantée ou d'un système complexe permettant de toujours conserver le même angle

Aikuchi

Poignard japonais sans garde.

Aluminium

Métal léger inventé en 1808 par Humphry Davy. En 1855, le nouveau métal est exposé à l'exposition universelle de Paris. L'aluminium est utilisé en coutellerie pour la confection des manches depuis 1886.

Arkansas (pierre de l')

Pierre à aiguiser provenant des USA

Arme - Législation

L'article 132-75 du nouveau Code Pénal définit ainsi le mot "arme":
" Est une arme tout objet conçu pour tuer ou blesser. Tout autre objet susceptible de présenter danger pour les personnes est assimilé à une arme, dès lors qu'il est utilisé pour tuer, blesser ou menacer ou qu'il est destiné, par celui qui en est porteur, à tuer, blesser ou menacer"
Par ce texte, est donc assimilé à une arme tout cutter, tournevis ou clou qui peuvent devenir des armes !
Le texte de référence est cependant le décret/loi du 18 avril 1939 et son décret d'application du 6 mai 1995 (article 2) qui définit les armes de 6e catégorie - armes blanches- et dont l'énumération à la Prévert va du sabre au lance pierre, en passant par les projecteurs hypodermiques !
CONCLUSION : ne pensez pas que vous avez le droit d'avoir sur vous un canif "dont la lame est moins longue que la largeur de votre main" et ne vous promenez surtout pas avec une partie de votre collection de couteaux, même antiques et rouillés, dans les poches !
Voir le site "Service Public"
logo service public

  B

Bague

 

Baïonnette

Arme blanche, en forme de poignard plus ou moins long, qui se fixe à l'extrémité du fusil de guerre.

Baïonnette de chasse

Sorte de poignard dont le manche conique d'enfonce dans le canon d'un fusil de chasse.

Bakélite

Matière synthétique utilisée en coutellerie depuis 1925

Batardeau

Petit couteau (généralement de table) qui se place dans le fourreau du poignard ou du sabre (Voir:Kukri, Kozuka)

Battement

Partie du talon de la lame qui porte sur le ressort

Bec-de-corbin

Et "bec-de-grue" ou  "bec-de-lézard" : ancien couteau à ressort, ou à trois clous, dont l'arrière ressemble à un bec de corbeau. Également, nom de la mitre arrière de certains couteaux.

Bélière

Anneau destiné à accrocher un lacet ou une "bélière"
Désigne également un outil à main de coutellerie destiné à la fabrication des rosettes , il est accompagné dans cette opération par le "tas à rosettes" posé sur l'enclumette et le marteau.

Bousaâdi

(Autre nom du Khodmi)
Poignard Algérien, du nom de la ville de Bou Saâda dont il est issu.
Il est constitué d'une lame à pointe arrondie dont le tranchant est obtenu par battage d'un coté de la lame.
La fixation de la lame sur le manche oblong en bois (ou en corne de bélier) est renforcée par un mantelet de fil de fer enroulé en rangs serrés sur la moitié du manche. Le fourreau est en bois recouvert de cuir brut, souvent teinté en rouge

Bouterolle

Pièce conique en métal décoré qui termine le fourreau (l'extrémité de la bouterolle se nomme le dard)

Bouton

Ornement métallique du manche

Braquemart ou Braquet

Courte épée, à lame large, utilisée du XIII au XVème siècle.

  C

Canif

La définition de l'outil d'écrivain de l'Encyclopédie de Diderot est "espèce de petit couteau destiné à tailler les plumes d'oie (d'où son nom)
Aujourd'hui, petit couteau de poche, en général multilames.
Il était anciennement appelé kenivet (première mention sous le nom de "quenif" en 1441, de l'ancien anglais "cnif"). Le couteau fermant existait déjà à l'époque romaine.

Canivet

Ancien nom du canif

Capucine (à la )

Type de dispositif de blocage de la lame qui vient buter sur un clou (clou d'arrêt), utilisé sur les couteaux dits "capucins" appelés  également couteaux à 2 clous, jambette ou eustache dubois..

Celluloïd

Matière Synthétique utilisée en coutellerie depuis 1870

Cémentation

Action de durcir la surface d'une pièce d'acier (ou seulement d'une partie de la pièce) par chauffage de celle ci au contact de cément

Chape

Garniture métallique de l'extrémité supérieure d'un fourreau

Chrome

Métal utilisé en coutellerie depuis 1930 dans les mélanges pour acier inoxydables.

Clou

Cheville de fer que l'on rive aux deux extrémités et qui sert d'axe (clou d'axe) et de butée à la lame en position ouverte (clou d'arrêt) (voir "capucine)

Collectionneur de couteaux

Voir plus bas "Cultelluphiliste"

Contre tranchant

Tranchant situé sur une partie du dos de la lame

Côte

Partie en corne, également nommée "plaquette", en os, corne,  écaille, etc., qui est fixée sur la platine d'un couteau pliant pour former le manche

Coupe-choux

Sabre court utilisé par les fantassins français de 1831 à 1866

Coupe-coupe

Sabre d'abattis ou machette  utilisé par les troupes Coloniales

Coursolle

C'est un des rares couteaux, avec le PRADEL et l'OPINEL qui tire son nom de celui du fabricant, Léon COURSOLLE.
Ce sont de petits canifs, à plaquettes rectangulaires ou ovales, aux bords arrondis, en laiton matricés, représentant en bas relief, un  sujet ethnique régional (costume de bretonne, joueur de cornemuse, etc.), un sport (rugby, golf, boxe etc.), un loisir (chasse, pèche etc.), une scène de la vie (enfant jouant avec un chien).
Il existe également des petits couteaux ayant la forme de voitures ou de sabots et des couteaux publicitaires.
Voir illustration

Couté

Couteau en patois thiernois

Couteau

Tout instrument, pliant ou non, constitué d'un manche et d'une ou plusieurs lames coupantes.
Le terme couteau ne s'applique, en principe qu'aux objets de petites dimensions

Couteau droit

Couteau à lame fixe (poignard, dague, etc.)

Couteau de femme

Couteau de petite taille, destiné aux travaux ménagers ou, également, dans sa version onglier ou canif ouvre parfum, petit couteau en argent, nacre, os ou ivoire, qui trouvait sa place dans un sac à main.

Couteau à fruits

Couteau avec une lame en argent (ou en ivoire) destiné à couper les fruits sans leur donner de goût. Les manches sont généralement en matériaux précieux. Le couteau à fruits a été inventé en France  au début du XVIIème siècle.
Voir illustration

Couteau de jardinier

Couteau multilames comprenant généralement une scie, une serpette, un écussonnoir, un greffoir et une ou plusieurs lames
Voir illustration

Couteau de Marine

Couteau multi lames dont la principale caractéristique est la présence d'un énorme épissoir (Voir le mot)
Voir illustration

Couteau de jet

Couteau équilibré destiné à être lancé (techniques sportives ou arme de combat)

Couteau de table

Couteau à lame fixe destiné à manger

Coutel

Couteau en vieux français

Coutelas

Grand couteau destiné en principe à la chasse. Au XVIe s., il s'agissait de cimeterres (ou anciens badelaires) qui étaient des armes à lame courbe munie d'un seul tranchant situé sur le côté concave.(c'est, en fait, l'ancêtre du sabre)

Coutelle

Courte épée Médiévale

Cran d'arrêt

Dispositif de sécurité destiné à empêcher la lame de se refermer inopinément.

Cran forcé

Dispositif de blocage de la lame réalisé par un ergot du ressort qui immobilise la lame en entrant dans une encoche du talon. Ce dispositif que l'on trouve sur les "Layoles" ne bloque pas réellement la lame mais, comme son nom l'indique, impose de forcer la résistance du cran pour pouvoir refermer la lame.

 

Cultelluphiliste

Néologisme formé du mot latin Cultellus "couteau" et du suffixe philos, tiré du grec ancien, φιλέω "celui qui aime" - donc "celui qui aime les couteaux" ou collectionneur de couteaux
Alors:  Bonjour Amis Cultelluphilistes !

Culter

En Latin, nom utilisé pour désigner un outil tranchant.  Son diminutif CULTELLUS a donné Coustel, Cousteau et enfin Couteau

Gouttière  D

Dague

Poignard de petite taille ayant une lame étroite et aigue et dont l'axe médian est dansle prolongement de l'axe du manche. Le manche est généralement en matériau noble et travaillé avec recherche.

Dague à rouelle

Dague XVI / XVIIème siècle, dont la garde et le pommeau étaient faits de disques métalliques, les rouelles

Dague de pute

Egalement appelées "Dague de Vertu", ces dagues Romantiques de petite taille étaient utilisées par les prostituées pour se défendre d'un client ou pour l'obliger à payer. Parfois, elles utilisaient un stylet pliant à cran d'arrêt
Ces armes étaient généralement accrochées dans la jarretière.
Voir illustration

Dague Romantique

Dague utilisée dans la deuxième partie du XIXème siècle par les malfrats chics et les jeunes marginaux. La lame est à 2 tranchants ou cruciforme, dans un fourreau en maillechort, le manche en os ou ivoire est généralement torsadé et se termine par un croissant.
Voir illustration

Damas

Technique de forge qui consiste à assembler et tordre plusieurs couches de métaux de duretés différentes qui sont repliés et soudés ensembles. Les différences de métaux sont ensuite révélées à l'acide
Technique très utilisée par les Vikings puis par les indous (acier Wootz)

Damasquinage

Technique qui consiste à incruster par martelage dans des rigoles, des fils d'or ou d'argent dans l'acier des lames, fourreaux, manches ou canons de fusils.
Cette technique est très utilisée en Iran, aux Indes, et, bien que moins utilisée,  n'est pas inconnue en Europe

Djambiya

Poignard arabe, à lame courbe à nervure centrale, et fourreau en laiton ou argent très décoré.
Dans certains pays comme le Yémen, l'extrémité du fourreau, en forme de "U", remonte plus haut que le manche!
Voir illustrations

Donjon

Type de couteaux régionaux à lame très large
Voir illustration

  E

Ecaille de tortue

Partie de la carapace de la tortue de mer qui se colle à chaud pour faire différents objets et en  particulier, des cotes de couteaux (Sur les très beaux couteaux, on intercalait une feuille d'or entre la platine et l'écaille pour donner plus d'éclat à celle ci.)

Ecussonnoir

Petite lame, pliante ou fixe, en os ou en ivoire, présente sur les couteaux à greffer et destinée à écarter l'écorce pour pratiquer la "greffe en écusson".

Emouture

Partie de la lame s'amincissant progressivement depuis le dos jusqu'au tranchant, habituellement symétrique et pouvant être creuse ou plate. Ce façonnage est généralement réalisé à la meule à eau ou bande abrasive.

Enclume

Bloc de fer aciéré, de 50 à 300 kg, qui sert à façonner des métaux portés au rouge par martelage. Les extrémités pointues de l'enclume se nomment les bigornes.  Des trous pratiqués dans la table permettent d'y adapter différents outils tels que la tranche

Enclumette

Petite enclume de 5 à 15 kg qui se fixe sur une enclume ou sur l'établi et permet d'assembler  les couteaux par rivetage.

Entablement

Partie la plus épaisse de la lame, située dans le manche, au droit de l'axe, et dont les faces parallèles permettent le centrage parfait de la lame entre les platines. Le Talon et le Mentonnet sont situés dans l'entablement.

Epissoir

Pièce métallique cylindrique,  pointue à son extrémité et légèrement courbe qui équipe les couteaux de marine. Cet outil sert à écarter les torons d'un cordage pour réaliser l'assemblage de 2 cordages  ou d'un cordage sur lui même (boucle)

Estoc

Terme d'escrime signifiant  "frapper avec la pointe" de l'arme blanche (du nom de l'épée médiévale) - Le coup donné avec le tranchant se nomme "taille" d'où le terme "de taille et d'estoc" pour qualifier une arme destinée à frapper aussi bien avec la pointe qu'avec le tranchant.

Eustache

- Surnom argotique ancien des couteaux d'apache (Voyous). - Voir également Lingre, Schlass, Surin, Vingt deux
- Eustache Dubois : dynastie de couteliers stéphanois dont 3 générations successives portèrent le prénom   d'Eustache du XVIIème au XVIIIème siècle.
- La famille Dubois fabriqua plusieurs types de couteaux sans ressorts à un clou dont le manche était doté d'un mantelet de laiton ou de fer (appelés aussi gaine d'où l'appellation de "couteau à gaine") assurant ainsi une meilleure solidité à la liaison lame manche .

  F

Fauchard

(ou Faussart) Sorte de lance médiévale munie d'une pointe en forme de lame de couteau.

Fauchon

Gros coutelas médiéval

Fausse platine

Lame de tôle placée entre les pièces d'un couteau compliqué pour éviter le frottement.

Fénérol

Type de couteau long et fin originaire de Vendée, Sarthe et Deux Sèvres.
Manche plat,  mitre avant en maillechort, cotes en corne de vache. Le couteau se termine par un élégant retour en crosse
La lame anglaise fine et droite, à pointe rabattue est souvent dépourvue d'onglet. Blocage de la lame par cran carré
(Le fabricant éponyme serait, d'après Marc Prival et Roger Rouquier, Fénérol-Chabrier de Thiers qui a déposé la marque"14 FENEROL" le 27 juillet 1860.)

Fil

Partie tranchante de la lame.

Filets

Lamelles ou fils torsadés, en matériaux précieux, tels que l'argent ou le laiton, l'ivoire, l'os ou certains bois colorés, qui sont incrustés dans le manche.

Flamme (de vétérinaire)

Couteau de vétérinaire constitué de plusieurs lames (appelées "flammes") destinées à saigner les animaux.
Le manche est généralement en laiton, mais des modèles anciens sont en corne
Voir illustration

Flan

Coté d'une lame

Fleuron

Ornement en forme de fleur

Flissa

Poignard courbe Algérien (Kabylie).La lame est décorée (cotés et dos) par des motifs géométriques en laiton incrustés dans l'acier. Le manche en laiton se termine par une tête de chien stylisée; le fourreau est constitué de deux plaques de bois décorées de sculptures géométriques et assemblées par des bandes de fer blanc.

Fourbissage

Action de faire briller une lame par abrasion et polissage du métal.

Fourreau

Etuis rigide destiné à recevoir une lame de couteau fixe (poignard, dague, épée, sabre etc.)

Fusée

Partie de la poignée d'une épée ou d'un stylet, généralement de forme ovoïde, qui est traversée par la soie de la lame.

Fusil

Instrument, constitué d'une sorte de lime en forme de baguette et d'un manche, destiné à affûter les couteaux de cuisine ou de boucherie

 

  G

Gaine

Fourreau, généralement souple

Ganivet

Nom  du couteau pliant catalan qui s'apparente à la navaja espagnole.

Garde

Pièce destinée à empêcher la main de glisser, généralement métallique, elle est située entre le manche et la lame de certaines armes blanches. La garde peur être à un seul ou deux quillons.

Glaive

Arme blanche de petite dimension, utilisée par les armées Romaines. Cette arme d'estoc à deux tranchants a été également utilisée sous l'Empire.

Goupille

Cheville métallique destinée à bloquer provisoirement un montage de manche de couteau,  avant rivetage définitif.

Gouttière

- Sorte de canal longitudinal sur la lame de certaines armes blanches et qui était destiné à améliorer l'écoulement du sang dans la blessure.
- Nom d'un couteau régional français (région Bourgogne Franche Conté)
Voir illustration

Greffoir

Couteau de jardinier utilisé pour réaliser des greffes. Ce type de couteau possède en plus, une lame dite "écussonnoir" en os ou  en ivoire
 

Charollais  H

Hamon

Avant de tremper la lame d'un sabre japonais, le forgeron protège le dos et le milieu de la lame avec de l'argile, ne laissant à découvert que le tranchant. Cette  trempe sélective permet d'avoir une partie souple et une autre dure et tranchante.
La ligne de démarcation entre ces deux zones se nomme "HAMON".
Cette démarcation, généralement de forme de sinusoïde plus ou moins régulière, est obtenue par sculpture de l'argile, 
Comme tout ce qui est japonais, chaque forme de Hamon a une signification et porte un nom bien précis.

Heian

Période de production des sabres japonais comprise entre 794 et 1185

Hendidura

Grande fente longitudinale, faite au burin et remplie de résine rouge que l'on peut voir sur certaines lames de navaja espagnoles. Cette décoration a vraisemblablement une connotation sexuelle.

   I

Inox

Acier inoxydable, utilisé en coutellerie depuis 1916

Cet alliage est composé de fer et de carbone auquel on vient ajouter :
- du chrome, dans une proportion de 12% minimum.
- du nickel , dans une proportion de 10% minimum.
          (Un acier Inox 18/10, contient 18% de chrome et 10% de nickel)
Parfois, on ajoute également:
- du molybdène, du vanadium, du cuivre, pour améliorer
la tenue à la corrosion
- du tungstène, pour améliorer
la tenue aux températures élevées
- du titane, pour améliorer la résistance lors du travail à chaud
 

    j

Jambette

Nom des couteaux, à un clou, dont le manche courbe rappelle vaguement la forme d'une jambe. A Paris, ces couteaux se nommaient "Eustache", du nom du coutelier Eustache Dubois qui les fabriquait.
Aujourd'hui, on donne également, à tort, le nom de "jambette" à certains couteaux à ressort.

J-F L

Bien oui, c'est moi !
Voir illustration
 

Berger  K

Kamakura

Période de production des sabres japonais comprise entre 1185 et 1333

Kard

Couteau d'origine Turque ou Iranienne est très utilisé par les Afghans. Cette arme également appelée "Pesh-Kabz" a une lame, généralement droite, à dos renforcé, destinée à percer les cottes de mailles. La pointe a un renflement rappelant une balle de fusil

Katana

Sabre japonais dont la lame fait plus de 60cm

Katar

Poignard indien dont le manche est constitué par une sorte de cadre dans lequel la main vient se bloquer sur deux barres transversales. La lame est à deux tranchant

Khandjar

Déformation du mot arabe "al handjar" qui désigne un poignard courbe marocain ou indou.

Khodmi

Poignard Algérien (Kabylie) constitué d'une lame à pointe arrondie dont le tranchant est obtenu par battage d'un coté de la lame.
La fixation de la lame sur le manche oblong en bois est renforcée par un mantelet de fil de fer enroulé en rangs serrés sur la moitié du manche. Le fourreau est en bois recouvert de cuir brut, parfois teinté en rouge
Autre nom : BouSaadi du nom de la ville Bou Saada

Kindjal ( ou Kandgiar )

Poignard d'origine Caucasienne à lame à double tranchant et à profondes gouttières décalées sur chaque face. Le manche en ivoire, os ou corne, est décoré de  deux énormes rivets à tête richement ouvragée situés sur les renflement formant garde et pommeau. Décliné en plusieurs taille, de 30 à 80cm, cette arme de taille et d'estoc est aussi utilisée comme arme de jet. Le Kindjal se rencontre également en Turquie, Iran et Syrie.

Koumyia

Poignard courbe marocain. La lame est partiellement à double tranchants et le pommeau en queue de paon ou chapeau de gendarme. Le fourreau courbe en laiton est très décoré
Voir illustration
 

Koukhri (ou Kukhri)

Curieux coutelas népalais incurvé à lame très lourde qui s'élargit vers l'extrémité; Dans son fourreau en cuir, se logent 2 petits batardeaux. Durant la guerre des Malouines, les forces spéciales Hindoues de l'armée anglaise, les Gurkhas, utilisaient ces armes.
 

Kozuka (ou Kogatana)

Manche du petit couteau, destiné à manger, qui prenait place dans le fourreau des sabres japonais. Par la suite, nom de ce couteau.

Koto

Période de production des sabres japonais comprise entre 794 et 1595

Kriss (ou Keris)

Poignard mythique Malais, dont lame à double tranchant est flamboyante ou droite et qui se porte dans le dos. On trouve ce poignard également en Indonésie et aux Philippines. La partie haute du fourreau en bois, représente un bateau stylisé. Le manche en bois ou en ivoire est coudé et représente une tête de lion ("Singa"), un éléphant ("Ganesh") ou un "Sceau de Surya". A l'origine, les lames étaient forgées dans de l'acier météoritiques, le Pamor, qui donne un "damas" naturel.
Comme pour les armes Japonaise, toutes les parties du Kriss ont une signification particulière, par exemple, les ondulations de la lame représentent l'esprit plus ou moins tortueux de son possesseur! Dans certaines cérémonies, une personne peut se faire représenter par son Kriss.

Gouttière  L

Laiton

Alliage de cuivre et de zinc, de couleur jaune, très utilisé en coutellerie

Lame

Partie tranchante du couteau

Langres

-Ville de la Haute Marne, en région Champagne Ardennes, haut lieu de la coutellerie et patrie de Didier Diderot, coutelier d'art réputé et père de Denis Diderot, auteur, avec d' Alembert, de l'Encyclopédie.
-Couteau régional qui tire son nom du nom de la ville.
Voir illustration

Lentille

Plaquette généralement ronde, située en extrémité des lames de couteau à un clou, et destiné à arrêter la lame et la maintenir ouverte  par pression du pouce. Ce dispositif se retrouve sur les anciens bistouris pliants, sur certaines serpettes et surtout sur les couteaux dits "Piémontais"

Lingre

Mot tiré du nom  la ville de Langres, c'est un couteau en argot ( Lingrer = Frapper à coups de couteau, Lingrerie = Coutellerie, Lingriot = Canif)

London

Type de couteau de marin à une lame "pied de mouton" et manche incurvé avec une ancre de marine en laiton rivé sur la corne noire.. Voir illustration

 

 

  M

Machette

Coutelas à lame longue et solide, également appelé "sabre d"abattis".C'est l'outil à tout faire  des régions tropicales

Maillechort

Inventé par les Français Maillet et Chorier en 1819 qui lui donnèrent son nom cet alliage de cuivre, de zinc et de nickel, d'aspect argenté, est également appelé argentan ou alpaca (et nickel silver par les anglo-saxons).
Le maillechort a été très utilisé dés la fin XIXème pour la réalisation des mitres et des décors incrusté à chaud dans la corne ou l'écaille des manche car il  se travaille et se soude facilement et de plus, il est excellent pour le travail à froid.

Main gauche

Dague, munie d'une coquille qui protège la main, utilisée en escrime

Manche

Partie constituée des platines, cotes,  mitres et ressorts des couteaux pliants

Mantelet

Partie de laiton ou de fer (appelés aussi gaine d'où l'appellation de "couteau à gaine") destinée à assurer une meilleure solidité à la liaison de la lame avec le manche.

Mentonnet

Partie saillante situé entre le talon et le tranchant.  En position fermée, le mentonnet vient s'appuyer sur le ressort, évitant ainsi au tranchant de s'émousser.

Miséricorde

Dague très pointue, à pointe renforcée "en balle de fusil" destinée à percer la cote de mailles de l'ennemi, à terre, qui ne demandait pas "grâce" ou "miséricorde".

Mitre

Partie métallique situées aux extrémités du manche, pour le décorer et le solidifier. Un couteau non muni de mitre est appelé "plein manche" . On dit "mitre de tête", "mitre de pied" ou de "mitre de cul"

Mouche

Petit élargissement de l'extrémité du ressort, souvent décoré et à l'origine en forme de mouche, qui vient recouvrir l'extrémité du  dos de la lame. La pression du pouce sur la mouche empêche la lame de se refermer
La mouche peut être trouée pour recevoir un tenon situé sur la lame et constitue ainsi un dispositif dit à cran d'arrêt car il faut impérativement soulever la mouche pour refermer la lame.

Muromachi

 Période de production des sabres japonais comprise entre 1392 et 1573

 

 

Charollais   N

Nakago

Soie d'une lame japonaise.
En examinant cette partie, différentes données permettent d'identifier la lame, entre autres, les traces de limes formant un dessin (Yasurime), la position du trou (Mekugi ana) servant à recevoir la cheville d'assemblage (mekugi) avec le manche, la couleur, et la signature qui comporte 1, 2 ou 3 idéogrammes (Il est à noter que 9 signatures sur 10 sont fausses!)

Nanbokuchō

Période de production des sabres japonais comprise entre 1333 et 1392

Navaja

Couteau pliant espagnol. La France (Thiers) en a produit en grande quantité et inondé le marché espagnol

Nickel

Métal entrant dans la composition d'alliages modernes

  O

Onglet

Evidement, généralement réalisé par meulage sur le dessus de la lame et qui permet l'ouverture plus aisée de la lame (avec l'ongle)

Onglier

Petit canif, dont le manche est souvent fait de matériaux rares tels que : argent, écaille, nacre, os ou ivoire et possédant une lime à ongle et quelques fois des ciseaux.

Opinel

Marque d'un couteau dont le nom du créateur est devenu comme pour Coursolle et Pradel le nom d'un couteau

  P

Palme

Non donné aux ressorts qui viennent recouvrir une partie du manche (on dit "couteau à palme" ou "palme" pour désigner des couteaux qui ont ce type de ressort)

Pech-Qabz

Couteau de combat afghan, à lame épaisse et au dos débordant. La pointe est renforcée en "balle de fusil" pour percer les cotes de mailles.

Piétain

Couteau de berger à 2 lames, dont une très recourbée, servant à soigner les moutons atteints de la maladie du Piétin

Pied lourd (poignard de)

Poignard de scaphandriers (dits "pied lourd" à cause des semelles en plomb destinées à les maintenir debout sur le sol)
Voir illustration

Plaquettes

Autre nom des "côtes".  Éléments en corne, bois, ivoire, os, bois ou nacre qui, fixés sur les platines, constituent le manche.

Plate semelle

Partie allongée et aplatie de la lame qui traverse le manche et y est assujettie par trois clous.

Platines

Pièces métalliques, en fer ou laiton, constituant l'ossature du manche et sur lesquelles sont fixées les cotes ou plaquettes.

Plein manche

Se dit d'un couteau pliant ne possédant pas de mitres

Poignard

Le mot provient du latin "pugnalis", lui-même dérivé de "pugnus" (le poing); arme à lame droite et très courte. Anciennement, c'était une dague de petite dimension (daguette), un stylet ou encore un couteau à lame fine et forte, destiné à frapper de la pointe. La lame fixe est protégée par une gaine généralement en cuir

Pommeau

Extrémité proéminente, souvent en métal, d'une épée, poignard ou dague. Le pommeau est souvent en forme de boule, surtout dans les armes de grande taille.

Pompe

Dispositif de déblocage de la lame d'un couteau à cran d'arrêt par pression sur un épaulement (situé sur le dos du manche) d'un ressort brisé

Poncetage

Espace laissé entre la lame et le ressort pour éviter l'endommagement du fil

Pradel

Marque d'un couteau régional dont le nom du créateur est devenu, comme pour Coursolle et Opinel, le nom générique d'un couteau. La marque Pradel est certainement la marque qui a été le plus copiée, le nom de "Pradel" étant un gage de solidité !.

Puukko

Poignard Nordique dont le manche s'insert profondément dans le fourreau, généralement très décoré.

Gouttière  Q

Queue de crotale

Type de mitre de pied imitant la queue du crotale, utilisée sur certaines Navajas française destinées à l'exportation (Mexique via l'Espagne)

Queue de poisson

Type de canif dont le manche  a vaguement la forme d'un poisson. Voir illustration

Quillon (s)

Partie dépassante de la garde d'une arme blanche à lame fixe, servant de butée et de protection à la main.

 

 

Charolais  R

Rapière

Grande et forte épée Médiévale.

Recuit

Opération qui consiste à réchauffer le métal pour le rendre tendre et pouvoir ainsi le travailler à froid (s'utilise beaucoup pour travailler le laiton).

Revenu

Opération qui consiste à réchauffer et refroidir lentement un métal déjà trempé. Le revenu augmente la résistance au chocs du métal (c'est la résilience)

Ricasso

Partie plate de la lame située avant la garde. Cette partie qui est la plus épaisse de la lame, sert de renfort et de motif décoratif ( très souvent agrémenté du poinçon du coutelier ou d'une devise )

Rivet

Tige métallique dont les deux extrémités sont aplaties par martelage et servant à fixer une cote sur la platine

Rockwel

Echelle permettant d'indiquer la dureté de surface d'un acier (Mesure de l'empreinte d'une petite bille enfoncée dans le métal)

Rosette

Rondelle métallique, plate ou bombée qui entoure un axe ou un rivet et destinée, en plus de son aspect décoratif, à éviter l'éclatement du matériau lors du martelage du rivet.

  S

Sabre

Arme blanche munie d'une garde enveloppante et dont la lame, large et à un seul tranchant, est en général longue et courbe.

Saya

Fourreau du sabre japonais, fait en bois de magnolia et recouvert de laque traditionnelle (22 couches) d'aspect lisse ou granulé à motif avec ou sans incrustation.  Des empochements, situés en partie haute devant et derrière servaient de logements au Kogatana (petit couteau en forme de katana) et au kogai (sorte de pointe à tout faire)

Scalpel

Bistouri pliant dont la lame est bloquée en position ouverte par pression du pouce sur une "lentille" (Voir ce mot)

Scramasaxe

Large couteau de guerre Franc, en forme de couteau de cuisine, qui était pendu à la ceinture dans une gaine sommaire.

Serpette

Couteau à lame très courbe destiné généralement à la taille de la vigne. Le manche qui s'adapte à la courbure de la lame est, suivant les régions, en bois, en corne, en os ou bois de cerf. On trouve tous les types de blocage de lame, du plus simple au plus sophistiqué.

Scrimshaw

Technique, jadis très utilisée par les marins baleiniers, qui consiste à graver l'ivoire avec une pointe d'aiguille à recoudre les voiles. Cette aiguille est trempée dans de l'encre. Cette technique s'apparente beaucoup à celle du tatouage.

Shinto

(Littéralement : récent) Période de production des sabres japonais comprise entre 1596 et 1780

ShinShinto

(Littéralement : récent, très récent) Période de production des sabres japonais comprise entre 1781 et 1876

Soie

Partie effilée de la lame qui entre dans le manche. Généralement la soie traverse le manche et son extrémité, filetée, reçoit un écrou décoré ou non.

Stoïka

Nom générique des couteaux fabriqués à Thiers pour l'exportation vers les pays de l'Est à l'époque de l'Entente Franco-Russe.
De forme "jambette" et lames yatagan, les manches en matière plastique imitant l'écaille de tortue sont décorés de motifs floraux en laiton incrustés à chaud.

Stylet

Poignard à lame très pointue et effilée, généralement quadrangulaire ou triangulaire pouvant mesurer de 25 à 50 cm de long (en usage surtout en Italie depuis la fin du XVème siècle)

Surin

En argot, un des noms du couteau, avec l' Eustache, le 22, le Schlass...

Berger  T

Talon

Partie de l'entablement la lame où se trouve le percement de destiné au passage de l'axe. Cette partie est d'épaisseur constante.

Talon carré (ou cran plat)

Partie arrière du talon qui frotte sur le ressort. Un talon carré permet de manoeuvrer la lame en deux mouvements successifs (ce qui apporte une certaine sécurité)

Talon rond

Partie arrière du talon qui frotte sur le ressort. Un talon rond permet de manoeuvrer la lame sans à-coup.

Tantō

Poignard japonais dont la lame mesure 30cm

Tachi

Sabre japonais tenu à deux mains et dont la lame mesure 80cm

Tranchet

Autre nom de la serpette.

Treizain

A Thiers, les couteaux étaient assemblés à la main et mis en paquets de 12 (douze douzaines faisant une "grosse"). Pour éviter toute contestation ultérieure, il était d'usage de mettre 13 couteaux par paquet de 12; le treizième couteau était appelé "treizain"
(Ce terme est toujours utilisé, notamment dans le haut Var)

Trempe

Action de durcir un acier porté au rouge en le plongeant dans un liquide, ou un gaz, à faible température. La trempe peut être sélective si l'on enduit d'argile les parties qui devront être trempées moins fort (technique japonaise utilisée pour la trempes des sabres)

Tsuba

Garde, généralement très décorée, des sabres Japonais. Des petites plaquettes ovales en laiton (Seppa) sont disposées de part et d'autre du Tsuba pour éviter les vibrations.

Tsuka

Poignée d'un sabre japonais; en bois de magnolia recouvert de peau de raie (Same) et protégé par un laçage de cordon en coton (Ito).
Entre le same et ito, sont insérés de petits objets : les Menuki
Un ensemble de pièces décorées recouvrent l'avant et l'arrière du manche, ce sont respectivement le  Fuchi et le Kashira

Tonneau  U

Usinage

Action de travailler mécaniquement une pièce métallique.

 

 

Yssingeaux  V

Vanadium

Métal utilisé pour augmenter la résistance des aciers et qui entre également dans la composition de certains aciers inoxydables.

Vingt deux (22)

Chez les voyous du 19ème siècle, la taille la plus appréciée pour les couteaux dits "de chasse" de Châtellerault était de 22 centimètres, et ce chiffre désignait donc le couteau "d'arsouille".
L'expression "22 v' là les flics", issue du milieu de la pègre, signifie littéralement qu'à l'arrivée de la police, il faut sortir son couteau.
Dans sa "chanson d'apaches", Aristide Bruant emploie le mot "vingt deux" pour parler du couteau (également nommé "eustache" ou lingue à virole") 
(Cette définition m'a été aimablement communiquée par Monsieur Laurent Rocquevieille)

Virole

Pièce métallique qui entoure pour la renforcer, la partie avant du couteau, pour éviter son éclatement dus aux efforts apportés par l'axe de la lame (couteaux pliants) ou par l'introduction de la soie (couteaux à lame fixe).

Virole tournante

Pièce métallique, généralement en laiton qui, en tournant sur la virole fixe, bloque la lame en position ouverte. Ce dispositif équipe, entre autres, les couteaux de Nontron et les Opinel

Tonneau  W

Wakizashi

Sabre japonais dont la longueur de la lame est comprise entre 30 et 60cm

Wootz

Nom indien du lingot d'acier avec lequel on forge l'acier "damas"

London  X

 

 

 

 

 

Gouttière  Y

Yatagan

Sabre Turc, très répandu dans les Balkans, et caractérisé par une grande lame à un tranchant mais à double courbure inversée. Le manche, muni d'une monture sans garde se termine par des "oreilles".

Yatagan (lame yatagan)

Lame dont la  pointe est beaucoup plus basse que l'axe de la lame.
Le tranchant peut être arrondi (Agenais,Yatagan Basque, Alpin) Exemple
ou rectiligne (Layole, Aveyronnais) Exemple

Yssingeaux

Couteau régional qui ressemble au  LANGRES (qui a une lame anglaise ou à pointe rabattue)  et à l'ISSOIRE (qui a deux mitres) était également appelé Laguiole vers 1890
Son manche en
"bec de corbin", plaquettes en corne, en os ou l'ivoire. Sa lame bourbonnaise est à cran forcé
On le trouve également sous le non d'
ISSOIRE ou de Saint MARTIN, lorsqu'il a deux mitres

Charolais   Z

Zulfikar

Symbole magique et religieux dont la morphologie générale rappelle celle du "quilidj" Turc des Janissaires. Selon la tradition islamique, c'est le nom du sabre du Prophète dont hérita son gendre Ali. Ce sabre courbe à lame bifide, doté de pouvoirs magiques, se retrouve sur les armoiries de plusieurs pays Arabes (Arabie Saoudite par exemple)

Z'en peux plus !

Mot de la fin !
 
Dernière mise à jour le  lundi 09 juin 2014

Haut de page
 Retour à la page précédente